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État d’urgence absolue pour l’élevage de ruminants

Pauline COLLET GASTINEL
Le 25/08/2022 à 17:33 I Soyez le 1er à déposer un commentaire

C’est un épisode de sécheresse historique que subissent les éleveurs de bovins, d’ovins et de caprins depuis le début de l’été.

Les pertes sont encore difficiles à chiffrer précisément mais seront colossales : selon les premiers calculs réalisés par le secteur, ce sont 2 à 4 milliards d’euros dont auront besoin les éleveurs pour compenser la perte de production et les achats futurs d’alimentation liés à la destruction de prairies et de cultures fourragères.

Les prairies brûlent et l’Etat ne devra pas regarder ailleurs. Du moins, pas si la France souhaite conserver une production de viandes et de produits laitiers de qualité, des paysages ouverts et des territoires ruraux attractifs.

Car le risque de disparition des zones d’élevage de ruminants, en France, n’est plus une simple vue de l’esprit. La décroissance est en cours depuis plusieurs années et s’accélère brutalement depuis plusieurs mois, dans ce secteur. Notre pays a déjà perdu 24% de ses éleveurs de bovins, d’ovins et de caprins, depuis dix ans.

Avant même cette nouvelle sécheresse d’une ampleur inédite, les éleveurs de ruminants luttaient, déjà, contre l’un des grands fléaux de leur secteur : leur incapacité à répercuter sur leurs acheteurs la hausse continue des charges qu’ils subissent – accentuée par l’inflation actuelle -, pour obtenir une rémunération de leur travail. Alors, en dépit d’une demande constante en viandes et produits laitiers, nombre d’entre eux préfèrent aujourd’hui se détourner de ce métier.

C’est pourquoi l’explosion des charges des éleveurs attendue dans les prochains mois, pour maintenir en vie leur exploitation suite à la sécheresse de cet été, pourrait porter un coup fatal à l’élevage de ruminants. Dans la plus favorable des situations, les éleveurs n’auront d’autre choix que de vendre une partie de leur cheptel pour limiter leurs achats de fourrages. Autant d’animaux qui ne valoriseront plus les immenses surfaces en herbe qui font la beauté de nos paysages de campagne.

Face aux conséquences d’un tel phénomène pour tout une partie des territoires de l’hexagone, le Gouvernement doit prendre rapidement la mesure de l’urgence de la situation et proposer aux éleveurs un soutien de l’Etat à la hauteur de cette urgence.

Dans le cadre de ce plan, le Ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire doit notamment, sans plus attendre, déplafonner les seuils fixés dans les règles d’accès aux aides du régime des calamités agricoles : le seuil de 13% (de baisse de chiffre d’affaires à démontrer) doit être abaissé et celui de 28% (de pertes indemnisées) doit être très fortement augmenté.

Il est, en effet, évident pour tous que les premières annonces d’avances de versement d’aides PAC de ce début de semaine ne constituent qu’un infime début de réponse à l’ampleur de la catastrophe annoncée pour les éleveurs.



   

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