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La filière bio en ordre de marche

Pauline COLLET GASTINEL
Le 21/04/2022 à 15:54 I Soyez le 1er à déposer un commentaire

La commission Agriculture biologique de la FRSEA Pays de la Loire a organisé un rendez-vous consacré à cette filière, mercredi 13 avril, aux Vallons-de- l’Erdre (44). Une première réussie.

« Cela peut paraître étonnant pour certains mais l’agriculture biologique est un sujet important pour la FRSEA Pays de la Loire. D’ailleurs, la commission existe depuis 1997 », a introduit Jacques Mousseau, président de cette commission, lors de la première journée dédiée à l’agriculture biologique, 'Perspectives Bio : le rendez-vous de l’agriculture bio en Pays de la Loire', mercredi 13 avril, aux Vallons-de-l’Erdre (Loire-Atlantique).
La matinée était centrée sur les aspects règlementaires (Pac 2023 et nouveau réglement européen bio) tandis que l’après-midi avait pour but de dégager des solutions afin de « rebondir pour rester positif », comme l’a souligné Patricia Maussion, élue au Conseil régional. En effet, l’agriculture biologique fait face à un tassement de la distribution de ses produits en France. « Les grandes et moyennes surfaces représentent 73,3 % du chiffre d’affaires global bio », indique François Labbaye, président de Bio développement. Mais, actuellement, leur stratégie est de « diminuer le nombre de références proposées aux consommateurs », ce qui a pour conséquence une baisse de la consommation.
« Ce phénomène ne se produit pas dans les magasins spécialisés », précise François Labbaye. Les circuits bio ont des résultats très hétérogènes qui dépendent notamment de l’ouverture de magasins.
Les segments qui reculent le plus sont les produits frais (laitiers, notamment) tandis que le vin, l’épicerie sucrée et le pain sont toujours en croissance. « Ce n’est pas la catastrophe mais il va falloir regarder l’adéquation entre l’offre et la demande », affirme Loïc Guines, président de l’Agence bio.

Relancer la communication

L’enjeu pour la filière bio est donc de se développer tout en restant en phase avec les besoins des marchés. Ces dernières années, l’offre s’est intensifiée plus rapidement que la demande. « Il faut rester vigilant sur la différence entre les intentions du consommateur-citoyen et ses actes d’achat », souligne Olivier Lebert, président de la Chambre d’agriculture de la Sarthe.
À ce sujet, François Labbaye a présenté une étude sur le comportement des consommateurs.
Il existe trois grandes familles de consommateurs bio : les adeptes (ils consomment depuis plus de cinq ans et 50 % ont plus de 50 ans) qui représentent 79 % des consommateurs bio ; ceux "en migration" (consomment depuis deux à cinq ans et 66 % ont entre 21 et 40 ans) ; ceux "en découverte" (consomment depuis moins de deux ans et 62 % ont entre 21 et 40 ans). « 66 % disent avoir une consommation bio stable en 2021. » à noter que les consommateurs vont sur une multitude de réseaux d’achat : ils achètent en magasins spécialisés mais aussi en GMS pour 20 % d’entre eux ; au marché pour 25 % ; directement au producteur pour 25 %. « Il faut parvenir à s’adapter à cette façon de consommer, insiste François Labbaye. Et ne pas négliger le canal digital », pour capter les consommateurs "en découverte".
Sur la question du prix, « à prix équivalent, 86 % disent préférer consommer bio ». Et face à un prix plus élevé - par exemple 2,15 € pour des oeufs bio au lieu de 1,70 € - environ 57 % des consommateurs "en migration" achèteraient bio, 40 % des consommateurs "en découverte" et 70 % des adeptes. Le prix n’est donc pas un frein pour certains qui, en achetant bio, privilégient la sécurisation, le goût et le plaisir. En revanche, les labels qui « ont fait avancer la bio » la desservent aujourd’hui à cause de leur nombre.
« Il faudrait faire émerger un label réel face aux "labels" industriels », constate François Labbaye.
Après les constats, des pistes de réflexion ont été évoquées :
relancer la communication autour des valeurs de la bio « sans opposer les systèmes car chacun a le droit de produire différemment », précise Aurélien Ragot, responsable Bio à la FDSEA de Mayenne ;
« il y a également un travail à faire au niveau de la restauration collective », confie Loïc Guines. Avec la loi égalim, les collectivités ont l’obligation d’inclure 20 % de produits biologiques dans la restauration hors domicile. « Attention tout de même, cela ne doit pas conduire à l’importation de produits pour compenser les surcoûts », alerte Olivier Lebert. La filière est prête à s’adapter mais la prise en compte des coûts de production doit être une priorité.

En conclusion de cette journée, Jacques Mousseau a affirmé être « fier. Nous avons réussi notre travail ! J’espère que nous vous avons convaincus de revenir l’année prochaine ».



   

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