ePrivacy and GPDR Cookie Consent by Consentement aux cookies
Fdsea53JA53
Accueil > Actualités

Réforme de la PAC : C’est l’heure du laitier !

Pauline COLLET GASTINEL
Le 25/05/2021 à 16:49 I Soyez le 1er à déposer un commentaire

Le ministère de l’Agriculture vient de publier le Plan Stratégique National. Sans surprise la convergence se poursuit pour aller à 85 % et avec elle le travail de sape des exploitations de petite taille qui constituent la majorité des fermes laitières. De plus, il manque dans ce PSN le montant de l’aide à l’UGB. Cela nous étonne et nous inquiète, les éleveurs laitiers ne peuvent être une fois de plus sacrifiés, comme ils l’ont été lors des précédentes PAC.

Nous souhaitons ici prendre un exemple concret, celle d’une ferme familiale, deux personnes à temps plus que plein sur 50 hectares en plaine avec une soixantaine de vaches. Dans cette ferme le pâturage est de mise et les vaches ont un accès permanent à l’extérieur. Fourrages et maïs sont essentiellement cultivés sur place. Il y a 20 ans (PAC2000-2007) avec l’aide directe laitière, la ferme de Carole et Julien recevait 21 000 € par an d’aide PAC. Cette aide est passée dans la PAC 2007-2014, avec l’aide à l’hectare et le début de la convergence à 18 000 par an…

Pire, sur la période 2014-2021, la poursuite de la convergence à fait dégringoler la DPB de 186 à 120 €/hectare, l’aide PAC est descendue à 11 000 €/an. C’est la rémunération d’un équivalent temps plein qui a disparu en 20 ans, et on ne peut pas dire qu’il y a moins de travail sur la ferme… bien au contraire. Alors pour Carole et Julien, la survie de l’atelier lait se pose de manière plus vive que jamais. De nombreux collègues ont déjà fait ce choix… la mort dans l’âme.

Loin d’être imaginaires ces chiffres sont des réalités vécues dans toutes les régions, en plaine, en zone intermédiaire et en montagne.

Pour la FNPL, seule une enveloppe bovine répartie uniformément qui prend en compte à la fois les réalités économiques et la réalité du travail et de la place des hommes dans les territoires sera à même d’inverser la tendance. Une vache est une vache, une UGB est une UGB et tout autre choix sera dévastateur.
Cette PAC doit impérativement reconnaitre le travail des hommes et des femmes qui prennent soin de leurs animaux matin et soir. Sans dramatisation, nous sommes à la croisée des chemins, nous ne devons pas prendre celui de la disparition du modèle d’élevage laitier français. Nous refusons de passer de filière exemplaire à exemple de disparition. Le manque de volonté politique a laissé disparaitre des pans entiers de notre économie dans des régions aujourd’hui sinistrés avec toutes les conséquences que l’on sait. À l’heure de la souveraineté alimentaire, ni nous ni les Français ne comprendrions un manque de soutien sacrifiant les plus vertueuses des fermes françaises.



   

Ecrire un commentaire



Nom :
Prénom :
Titre :
Commentaire :
E-mail :
(Votre mail ne sera pas visible.)
Captcha :
En validant, j'accepte la charte et que mon commentaire soit publié dans fdsea53.fr
DERNIERES NEWS

Vidéo de la semaine

Inscrivez-vous aux formations FDSEA 53
DÉCOUVREZ
NOS PARTENAIRES
>
|
Cliquez ici pour quitter

CONNEXION

Adresse mail et/ou Mot de passe incorrect(s).

Mot de passe oublié...

Entrez votre adresse mail, un message vous sera envoyé pour vos identifiants.

Un mail vous a été envoyé.
Vous y trouverez votre mot de passe.
Facebook twitter Youtube
fdsea53

Fdsea53
Parc Technopole, rue Albert Einstein
BP 36135 Changé, 53000 Laval
Téléphone : 02 43 67 37 96